Qui sait déjà pourquoi on nous a demandés de venir ici ?
Selon la lettre de mission qui nous a été remise par l’évêque après notre arrivée, il faut que nous nous occupions des étudiants de l’université d’état de Papouasie. Cette dernière ce situe à Amban, le village qui surplombe Manokwari au nord. Nous sommes en particulier chargés de prendre soin des deux « foyers » diocésains : « Saint Vincent » et « Villanova ».
Le premier, que nous habitons, fait partie du complexe paroissial de saint Augustin dans Manokwari. Il est pour l’instant vide… Sa grande salle sert de salle polyvalente pour les événements paroissiaux mais la dizaine de grandes chambres reste inutilisée et il est question d’ouvrir un foyer de lycéennes…projet assez flou dans lequel les gens se renvoient pour l’instant la balle à un rythme de valse lente. Nous reviendrons sur ce dernier plus tard, sachez juste que l’état quelque peu abandonné du début s’améliore à force de menus travaux.
Le deuxième, à proximité directe du campus, est habité par une petite trentaine d’étudiants. Ces jeunes hommes de 18 à 25 ans étudient l’anglais, les maths, les sciences, l’agriculture, la sylviculture ou l’élevage à un niveau ne dépassant pas la licence. Dans ce foyer, là aussi, tout ne va pas de soi. Après un mois d’attente car, bien que présents, les étudiants ne sont pas encore « rentrés » en cours, nous décidons d’organiser une réunion pour savoir ce qu’ils attendent de nous. Pas facile de faire remplir une fiche à ce petit groupe qui n’a pas l’air de bien comprendre où l’on veut en venir. Ils ont l’air motivé, en tous cas le disent-ils mais ne font rien savoir de leurs incompréhensions, par politesse. Nous récoltons tout de même des noms, des âges et des noms de facultés. Pour les emplois du temps – y-en-a-t-il à l’université ? – et leurs idées d’activités avec nous, c’est plus flou. Il s’avère que c’est surtout des cours de soutien (en anglais et en français (politesse ?) ) qui les intéressent et nous croyons bon, soutenu par notre curé, de les proposer plus largement à tous les étudiants qui voudront. Et là c’est le blocage. En plein bizutage, le « doyen du foyer» (un étudiant, sorte de délégué) ne veut pas que des externes entrent « chez lui » et nous « interdit » de commencer quoi que ce soit !!! Malheureusement, nous ne serons soutenus ni par notre Curé, ni par le doyen de la paroisse (oui, oui, tout est hiérarchisé) qui nous conseillent d’attendre et de profiter de la plage (!) pendant que eux iront démêler les choses. Nous attendrons plus d’un mois. :-/ Bref, lassés d’attendre et dynamisés par une discussion avec un missionnaire de longue date en Papouasie de passage à Manokwari, le bizutage étant terminé, nous avons donné lundi dernier notre premier cours de math !!! En réalité, tout le foyer se fait une obligation d’y assister (cloche à l’appui). Profitant de l’occasion pour remettre tout à plat, nous acceptons que pour l’instant, les activités soient exclusivement destinées au foyer (mais quelques « étrangers » se glisseront dans les rangs dès le 2° jour…). De plus, la messe du mercredi matin (6h30) est remise en route.
A l’heure où nous vous écrivons ces lignes, la sauce a l’air de prendre enfin.
A Dieu vat !
Selon la lettre de mission qui nous a été remise par l’évêque après notre arrivée, il faut que nous nous occupions des étudiants de l’université d’état de Papouasie. Cette dernière ce situe à Amban, le village qui surplombe Manokwari au nord. Nous sommes en particulier chargés de prendre soin des deux « foyers » diocésains : « Saint Vincent » et « Villanova ».
Le premier, que nous habitons, fait partie du complexe paroissial de saint Augustin dans Manokwari. Il est pour l’instant vide… Sa grande salle sert de salle polyvalente pour les événements paroissiaux mais la dizaine de grandes chambres reste inutilisée et il est question d’ouvrir un foyer de lycéennes…projet assez flou dans lequel les gens se renvoient pour l’instant la balle à un rythme de valse lente. Nous reviendrons sur ce dernier plus tard, sachez juste que l’état quelque peu abandonné du début s’améliore à force de menus travaux.
Le deuxième, à proximité directe du campus, est habité par une petite trentaine d’étudiants. Ces jeunes hommes de 18 à 25 ans étudient l’anglais, les maths, les sciences, l’agriculture, la sylviculture ou l’élevage à un niveau ne dépassant pas la licence. Dans ce foyer, là aussi, tout ne va pas de soi. Après un mois d’attente car, bien que présents, les étudiants ne sont pas encore « rentrés » en cours, nous décidons d’organiser une réunion pour savoir ce qu’ils attendent de nous. Pas facile de faire remplir une fiche à ce petit groupe qui n’a pas l’air de bien comprendre où l’on veut en venir. Ils ont l’air motivé, en tous cas le disent-ils mais ne font rien savoir de leurs incompréhensions, par politesse. Nous récoltons tout de même des noms, des âges et des noms de facultés. Pour les emplois du temps – y-en-a-t-il à l’université ? – et leurs idées d’activités avec nous, c’est plus flou. Il s’avère que c’est surtout des cours de soutien (en anglais et en français (politesse ?) ) qui les intéressent et nous croyons bon, soutenu par notre curé, de les proposer plus largement à tous les étudiants qui voudront. Et là c’est le blocage. En plein bizutage, le « doyen du foyer» (un étudiant, sorte de délégué) ne veut pas que des externes entrent « chez lui » et nous « interdit » de commencer quoi que ce soit !!! Malheureusement, nous ne serons soutenus ni par notre Curé, ni par le doyen de la paroisse (oui, oui, tout est hiérarchisé) qui nous conseillent d’attendre et de profiter de la plage (!) pendant que eux iront démêler les choses. Nous attendrons plus d’un mois. :-/ Bref, lassés d’attendre et dynamisés par une discussion avec un missionnaire de longue date en Papouasie de passage à Manokwari, le bizutage étant terminé, nous avons donné lundi dernier notre premier cours de math !!! En réalité, tout le foyer se fait une obligation d’y assister (cloche à l’appui). Profitant de l’occasion pour remettre tout à plat, nous acceptons que pour l’instant, les activités soient exclusivement destinées au foyer (mais quelques « étrangers » se glisseront dans les rangs dès le 2° jour…). De plus, la messe du mercredi matin (6h30) est remise en route.
A l’heure où nous vous écrivons ces lignes, la sauce a l’air de prendre enfin.
A Dieu vat !
Bravo d'avoir tenu bon !
RépondreSupprimercool que vous puissiez enfin vous lancer dans l'aventure!
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