Retour aux grandes villes
Le 10 novembre, gros sacs (vides) au dos, nous quittons Manokwari. Chose incroyable et Dieu sait qu’il a fallu nous battre, nous avons nos billets d’avion aller ET retour en poche ! (depuis 24 heures…). Direction : Jakarta. Nous y logerons chez Vianney et Pascale, une amie rencontrée à Jogja du temps où l’on commençait notre apprentissage de la langue indonésienne. LUXE ! une maison fraîche! de l’eau chaude ! du beurre ! des rayonnages de livres ! internet plus rapide que l’éclair pourtant foudroyant de nos orages papous! Un apéro avec saucisson et alcool ! de grandes conversations…en français !
Pascale nous a réservé un accueil très attentif. Merci !
Nous passons le 11 novembre à l’université catholique Atma Jaya (12 000 étudiants !) où Madame Bernadette, professeur de psychologie (pour ceux qui ont suivi) nous a invités à venir parler de la Papouasie et de notre mission à ses étudiants. Un moment très riche, où les questions fusent. Et nous nous faisons un nouvel ami en la personne du responsable de l’aumônerie, Bowo.
Pascale nous a réservé un accueil très attentif. Merci !
Nous passons le 11 novembre à l’université catholique Atma Jaya (12 000 étudiants !) où Madame Bernadette, professeur de psychologie (pour ceux qui ont suivi) nous a invités à venir parler de la Papouasie et de notre mission à ses étudiants. Un moment très riche, où les questions fusent. Et nous nous faisons un nouvel ami en la personne du responsable de l’aumônerie, Bowo.
A la fin de notre présentation, avec les étudiants de Jakarta, et Bowo (en bas à droite)
Le 11 novembre au soir, après une petite heure et demie d’avion, nous voici enfin à Singapour. Ville propre, organisée, aux larges avenues, aux gens pressés, aux stations de métro pleines JUSTE ce qu’il faut pour remplir le train suivant.
Le Père Nicolas, en mission à Singapour depuis plus de 50 ans, nous accueille dans la maison MEP qui regorge d’au moins 4 trésors appréciables : un Français qui aime discuter! une bonne connexion internet ! des rayonnages de romans français ! des dizaines de DVD !
Et la course des grandes villes nous rattrape. On a vu des gens courir pour avoir leur métro. On a eu du mal à suivre certaines conversations. On s’est fait des programmes minutés. On se faisait doubler dans la rue. Certains ont râlé en dépassant ces deux Français en extase devant un énorme chantier de (dé)construction. Il y avait des horaires de fermeture de magasins à respecter scrupuleusement. Personne ne nous a acclamés de « Mister ! Mister ! ». IL Y AVAIT D’AUTRES BLANCS.
La ville en qualité de port de première importance en Asie est depuis toujours très cosmopolite. Bien que située au bout de la péninsule malaise, l’île a été investie en premier par les marchands Chinois. Les Indiens, notamment musulmans, ont eux aussi fortement immigré vers Singapour où le travail et l’argent ne manquaient pas. Les Anglais qui dirigèrent et développèrent l’île entre 1819 et 1965 et bien d’autres occidentaux sont là pour le business, le plus souvent en tant qu’expatriés. Des Malais aussi habitent ici mais n’ont pas l’air aussi attachés aux valeurs de travail et d’argent. Il y a 4 langues officielles à Singapour : l’anglais, le chinois, le malais et le tamoul. L’anglais parlé dans la rue est une sorte de dialecte d’anglais appelé Singlish : parsemé de mots malais, chinois et tamoul et prononcé à l’asiatique, pas toujours facile de discuter… le malais est apparement aussi loin de l’Indonésien que le Français du Québécois…nous avons donc pu mettre à profit notre connaissance de cette langue !
Chinatown nous a surpris par sa propreté et son côté un peu « village » ; il y est difficile de discuter des prix (les Chinois calculent X fois plus vite que nos Papous… :-/)
Le Père Nicolas, en mission à Singapour depuis plus de 50 ans, nous accueille dans la maison MEP qui regorge d’au moins 4 trésors appréciables : un Français qui aime discuter! une bonne connexion internet ! des rayonnages de romans français ! des dizaines de DVD !
Et la course des grandes villes nous rattrape. On a vu des gens courir pour avoir leur métro. On a eu du mal à suivre certaines conversations. On s’est fait des programmes minutés. On se faisait doubler dans la rue. Certains ont râlé en dépassant ces deux Français en extase devant un énorme chantier de (dé)construction. Il y avait des horaires de fermeture de magasins à respecter scrupuleusement. Personne ne nous a acclamés de « Mister ! Mister ! ». IL Y AVAIT D’AUTRES BLANCS.
La ville en qualité de port de première importance en Asie est depuis toujours très cosmopolite. Bien que située au bout de la péninsule malaise, l’île a été investie en premier par les marchands Chinois. Les Indiens, notamment musulmans, ont eux aussi fortement immigré vers Singapour où le travail et l’argent ne manquaient pas. Les Anglais qui dirigèrent et développèrent l’île entre 1819 et 1965 et bien d’autres occidentaux sont là pour le business, le plus souvent en tant qu’expatriés. Des Malais aussi habitent ici mais n’ont pas l’air aussi attachés aux valeurs de travail et d’argent. Il y a 4 langues officielles à Singapour : l’anglais, le chinois, le malais et le tamoul. L’anglais parlé dans la rue est une sorte de dialecte d’anglais appelé Singlish : parsemé de mots malais, chinois et tamoul et prononcé à l’asiatique, pas toujours facile de discuter… le malais est apparement aussi loin de l’Indonésien que le Français du Québécois…nous avons donc pu mettre à profit notre connaissance de cette langue !
Chinatown nous a surpris par sa propreté et son côté un peu « village » ; il y est difficile de discuter des prix (les Chinois calculent X fois plus vite que nos Papous… :-/)
temple bouddhiste de Chinatown
Dans le quartier indien, le fameux Mustapha nous a conquis. On y trouve TOUT : des saris aux jeux de société, en passant par les médicaments et les clés USB dernier cri. Des tissus, des fruits et légumes, des bijoux indiens et des chemisiers, tout ceci se déclinant sur toute la gamme des qualités et aussi sur celle des prix.
Sur l’Orchard Road (les champs Elysées singapourien), chaque building cache un mall (énorme centre commercial), mais c’est un peu le cas partout… On est un peu perdus dans cette folie de la consommation…et très fiers de noter que la France a pignon sur rue pour tout ce qui est luxe, cuisine et mode. Même « Carrefour » et « 5 à sec » sont bien présents !
Sur l’Orchard Road (les champs Elysées singapourien), chaque building cache un mall (énorme centre commercial), mais c’est un peu le cas partout… On est un peu perdus dans cette folie de la consommation…et très fiers de noter que la France a pignon sur rue pour tout ce qui est luxe, cuisine et mode. Même « Carrefour » et « 5 à sec » sont bien présents !
Une rue devenue mall
Un "food court", où l’on compose son assiette dans les petits bouis-bouis du côté, puis on se trouve une place avec ses amis
Spécialité singapourienne :
la présentation des plats...en plastique dans la devanture !
Dans sa folie de la consommation et des constructions grandioses, Singapour n’en oublie pas pour autant la verdure, très présente entre les gratte-ciel. De nombreux parcs, magnifiques, dénotent agréablement avec le bitume et les pots d’échappement ; pas une rue sans palmier, pas une avenue sans ces fameux « arbres parasols ».
Deux parcs ont retenu notre attention : le parc aux oiseaux et le zoo nocturne. Dans le premier, nous avons rencontré pingouins, perroquets, flamants roses, pélicans et oiseaux de nuit. Comment oublier cette petite balade dans la jungle, avec des perruches multicolores voletant autour de nous ? ce moment dans la cage des oiseaux de Paradis…ou dans celle des chauves-souris/vampires ? Dans le second, nous nous sommes promenés sous un clair de lunes artificielles et avons observé les loups sur leur rocher, les puissants fauves de la savane, les grands yeux de la chouette et les girafes qui dominent les paysages zébrés.
Louis parle aux oiseaux
Deux parcs ont retenu notre attention : le parc aux oiseaux et le zoo nocturne. Dans le premier, nous avons rencontré pingouins, perroquets, flamants roses, pélicans et oiseaux de nuit. Comment oublier cette petite balade dans la jungle, avec des perruches multicolores voletant autour de nous ? ce moment dans la cage des oiseaux de Paradis…ou dans celle des chauves-souris/vampires ? Dans le second, nous nous sommes promenés sous un clair de lunes artificielles et avons observé les loups sur leur rocher, les puissants fauves de la savane, les grands yeux de la chouette et les girafes qui dominent les paysages zébrés.
Louis parle aux oiseaux
Toucan
De nombreuses conversations avec le Père Nicolas nous ont permis d’approcher un peu la société singapourienne et ses lois incroyables mais plutôt bien pensées:
- on n’achète pas un terrain ad vitam aeternam ; il faut le « racheter » au bout d’un certain temps (50 ans ?). Un bon revenu pour le gouvernement, et l’assurance que la terre est bien employée : il faut la rentabiliser ! C'est le cas notamment pour les églises catholiques (revenons à des sujets quotidiens...). Les premiers Curés arrivent assez facilement à acheter le terrain, notamment grâce à la vente d'une place pour les urnes des colombariums (il ne reste qu'un seul cimetière à Singapour)...mais lorsque vient le moment de racheter le terrain où se trouve son église...aïe aïe aïe!
- il est interdit de posséder de l’eau stagnante : si la police vient chez vous et découvre une larve de moustique dans un pot de fleurs, c’est 200 S$ (environ 100€). Pour la petite histoire, c’est arrivé à notre hôte : il s’apprêtait à planter des pousses qu’il avait fait tremper pendant une journée quand on sonne à la porte. Il va ouvrir, c’est la police (alertée par un voisin bienveillant ?) qui vient s’assurer que tout est en règle…et lui dresse un PV pour l’eau stagnante dans laquelle trempait ses petites pousses et qu’il s’apprêtait à jeter. Qu’à cela ne tienne : 200 S$...ça fait cher la plante !
- Il est interdit d’écrire ou de parler en public d’une autre religion en des termes désagréables.
- Le chewing-gum est interdit à Singapour ! Le gouvernement a commencé par prévenir les citoyens que s’il continuait à retrouver des chewing-gum sur les trottoirs, il agirait. Rien n’y a fait et l’importation, la production et la détention de cette matière nuisible a été interdite.
- on n’achète pas un terrain ad vitam aeternam ; il faut le « racheter » au bout d’un certain temps (50 ans ?). Un bon revenu pour le gouvernement, et l’assurance que la terre est bien employée : il faut la rentabiliser ! C'est le cas notamment pour les églises catholiques (revenons à des sujets quotidiens...). Les premiers Curés arrivent assez facilement à acheter le terrain, notamment grâce à la vente d'une place pour les urnes des colombariums (il ne reste qu'un seul cimetière à Singapour)...mais lorsque vient le moment de racheter le terrain où se trouve son église...aïe aïe aïe!
Un colombarium
(les places les plus chères sont à hauteur des yeux)
(les places les plus chères sont à hauteur des yeux)
- il est interdit de posséder de l’eau stagnante : si la police vient chez vous et découvre une larve de moustique dans un pot de fleurs, c’est 200 S$ (environ 100€). Pour la petite histoire, c’est arrivé à notre hôte : il s’apprêtait à planter des pousses qu’il avait fait tremper pendant une journée quand on sonne à la porte. Il va ouvrir, c’est la police (alertée par un voisin bienveillant ?) qui vient s’assurer que tout est en règle…et lui dresse un PV pour l’eau stagnante dans laquelle trempait ses petites pousses et qu’il s’apprêtait à jeter. Qu’à cela ne tienne : 200 S$...ça fait cher la plante !
- Il est interdit d’écrire ou de parler en public d’une autre religion en des termes désagréables.
- Le chewing-gum est interdit à Singapour ! Le gouvernement a commencé par prévenir les citoyens que s’il continuait à retrouver des chewing-gum sur les trottoirs, il agirait. Rien n’y a fait et l’importation, la production et la détention de cette matière nuisible a été interdite.
Quelques comparaisons intéressantes
- nous n’avons pas trouvé de magasin assez petit pour être comparé à notre plus grrrrrrrrrand centre commercial de Manokwari
- à Singapour l’intérieur des bâtiments est glacial alors que l’extérieur tend plutôt vers la bonne vielle chaleur tropicale : bonjour les rhumes pour les non-intiés à cette clim de malade. En Papouasie l’intérieur des maisons est de loin le plus chaud, les gens habitent directement sous la tôle qui chauffe au soleil : effet four garanti ! On a donc le choix : (chaud <=> four) ou (chaud <=> congélo), entre les deux mon cœur balance ;-)
- A Manokwari on entend les oiseaux de paradis, et on profite de leurs plumes ornant les têtes papoues lors des danses traditionnelles…à Singapour on les VOIT !
- nous n’avons pas trouvé de magasin assez petit pour être comparé à notre plus grrrrrrrrrand centre commercial de Manokwari
- à Singapour l’intérieur des bâtiments est glacial alors que l’extérieur tend plutôt vers la bonne vielle chaleur tropicale : bonjour les rhumes pour les non-intiés à cette clim de malade. En Papouasie l’intérieur des maisons est de loin le plus chaud, les gens habitent directement sous la tôle qui chauffe au soleil : effet four garanti ! On a donc le choix : (chaud <=> four) ou (chaud <=> congélo), entre les deux mon cœur balance ;-)
- A Manokwari on entend les oiseaux de paradis, et on profite de leurs plumes ornant les têtes papoues lors des danses traditionnelles…à Singapour on les VOIT !
L'oiseau de paradis,
(mâle ; seuls les mâles ont ces longues plumes)
symbole de notre Papouasie
(mâle ; seuls les mâles ont ces longues plumes)
symbole de notre Papouasie
- A Singapour, aucune rencontre avec aucun chien. A Manokwari ils sont partout (le plus souvent gâleux)…jusque dans nos assiettes ! (c’est un des plats qu’ils pimentent le plus… impossible de se faire une idée du goût !!??)
- A Singap on s’oblige à préserver la nature et il existe moultes parcs, allées bordées d’arbres et jardins de toute sorte. A Manokwari on se force à faire avancer le bitume, et les routes sont (souvent) très bonnes qui s’arrêtent brutalement là où « vous devez continuer à pied ».
- A Singap c’est l’amende (salée) et la journée de travail pour le bien publique si vous êtes vus en train de manger dans le métro, ou de jeter un papier par terre… A Manokwari ? … On ne vous décrira pas les petits chemins dans la jungle, c’est trop rageant.
- A Singapour on n’est PAS content (DU TOUT) quand il pleut ! Le parapluie devient ridicule vu les flots qui se déversent sur nous. Le niveau monte. Aucune maison amie à portée de pas…à moins qu’un mall glacial ??? (mauvaise idée quand on est trempé…)
- A Singapour les enfants ne se sont pas précipités sur notre passage
- A Singap on s’oblige à préserver la nature et il existe moultes parcs, allées bordées d’arbres et jardins de toute sorte. A Manokwari on se force à faire avancer le bitume, et les routes sont (souvent) très bonnes qui s’arrêtent brutalement là où « vous devez continuer à pied ».
- A Singap c’est l’amende (salée) et la journée de travail pour le bien publique si vous êtes vus en train de manger dans le métro, ou de jeter un papier par terre… A Manokwari ? … On ne vous décrira pas les petits chemins dans la jungle, c’est trop rageant.
- A Singapour on n’est PAS content (DU TOUT) quand il pleut ! Le parapluie devient ridicule vu les flots qui se déversent sur nous. Le niveau monte. Aucune maison amie à portée de pas…à moins qu’un mall glacial ??? (mauvaise idée quand on est trempé…)
- A Singapour les enfants ne se sont pas précipités sur notre passage
Singapour by night
Le 21 novembre, gros sacs (pleins à craquer) au dos, nous rentrons chez nous. Manokwari nous accueille en la personne de notre curé venu nous attendre à l’aéroport. Les enfants nous sautent dessus, les petites sœurs nous font leur visite, le Père Eko se précipite chez nous dès le premier soir (les larmes aux yeux ?) : qu’il est bon d’être de retour chez soi
;-)
;-)