LA MISSION:-)
Pour ceux qui nous entourent, tout commence à 5h… de notre côté, à moins que nous n’allions à la messe, le réveil ne sonne qu’à 6h45 et nous filons à la Pastoran pour le petit déjeuner. On y trouve riz et piment…mais aussi pain et confiture. Le choix est vite fait !
C’est l’occasion des premières discussions avec notre Curé (le Père Harsono), le père Eko et Marcelinus, le Frater (comprendre séminariste). Question typique de Louis « Y-aura-t-il la réunion hebdomadaire à 10h ? » (question judicieuse puisque ladite réunion saute une fois sur deux) « ??? tout à l’heure ??? Mais je ne sais pas encore ! ».
!!...Passons.
Après un petit bonjour à Mama, qui vient d’arriver et se met déjà à la vaisselle, nous retournons dans notre Asrama et organisons la journée…
A peine Louis s’est-il mis à son ciment et Golvine à sa peinture, un groupe d’enfants de classe 4 (environ CM1), tous hauts comme 3 pommes, déboule dans notre jardin « Mister ! Mister ! » et essaient d’inventer leurs premières bêtises de la journée : ouvrir le robinet ? jeter du plastique sur notre « pelouse » fraîchement tondue ? piétiner les fleurs que nous tentons de faire pousser malgré le soleil de plomb qui les assèche-assèche-assèche (quand pleuvra-t-il enfin ?) ?
Solution - s’ils ne finissent pas par former un petit cercle, à s’asseoir sur leurs talons et à regarder ces Blancs si différents - les occuper ! Petits jeux [Vive le scoutisme !], leçon de géographie (« non ! l’Indonésie ne comprend pas seulement 2 îles », « non, la capitale n’est pas la Papouasie ! »…), quelques mots d’anglais.
Les voilà repartis, toujours en courant.
Nous nous remettons à nos travaux manuels.
Ibu Pri, une voisine, « notre » Papoue silencieuse, s’avance doucement. Aujourd’hui c’est une banane plantain qu’elle nous offre en nous expliquant comment nous en sortir avec un fruit pareil.
A peine la peinture terminée, et 3 groupes d’enfants plus tard, toc toc toc, Suster (= Sœur) Tarsisia nous invite à déguster un jus de coco à la Susteran.
Retour à l’Asrama. Ian, environ 10 ans (mais ici la réponse à « quel âge as-tu ? » est souvent « ??!... je n’ai pas compté ! »), nous y attendait, avec une surprise. Voilà 2 jours qu’il nous décrit une plante aussi magnifique que mystérieuse : « la plante-papillon », qui se ferme la nuit, mais qui, le jour, a des feuilles triangulaires rouges et vertes. Je regarde donc la plante qu’il me tend, et sourit, touchée : il s’agit d’un trèfle variété violacée. Je m’empresse de le planter dans notre plate-bande.
Après la lessive, qui prend au moins 3 fois plus de temps qu’en France, sans compter la fatigue puisqu’il faut remplir la machine d’eau à la main… nous déjeunons (riz-poisson-riz) à la Pastoran. Ils sont désormais habitués à notre rituel du café-post-vaisselle et vont se reposer sans plus nous poser trop de questions.
Au retour des courses (nous avons désormais un petit four et souhaitons fêter dignement la Saint Louis), et alors que Louis part fabriquer ses gouttières chez Pak Herman, mauvaise surprise : je suis enfermée dehors. Le système de porte n’est pas encore…euh…tout à fait au point, puisque les loquets sont situés de part et d’autre de la porte entre la grande salle de l’Asrama et notre « aile ». Le vieux Papou mi-gardien-mi-jardinier qui habite lui aussi l’Asrama nous enferme régulièrement ou d’un côté ou d’un autre. Et il est alors tellement fier de veiller ainsi « à notre sécurité »… Bref, je fais le tour du bâtiment et parviens tout de même à entrer dans le jardin. 6 enfants m’y attendaient sagement, cahier et crayon à la main. Interdite et un peu émue, je finis par comprendre qu’ils aimeraient une leçon d’anglais (pour les Papous, la France est une ville Hollandaise. Alors, évidemment, on y parle l’anglais couramment…)… Rendez-vous mercredi à 16h, avec « tous les enfants du village qui voudront ».
17h30, brusquement la lumière s’éteint, et tout le monde s’étonne (alors que, même si certes l’heure varie, cela a lieu tous les jours, et pour plusieurs heures). Nous décidons donc d’aller goûter et rencontrons sur notre chemin l’un des 5 autres Blancs de cette île deux fois grande comme la France : Jörgen, Hollandais, avec lequel nous passerons la soirée. Quelle joie de parler avec un Européen ! On se comprend quand même vraiment mieux… même si la conversation se fera …en indonésien, toute la soirée :-)
C’est l’occasion des premières discussions avec notre Curé (le Père Harsono), le père Eko et Marcelinus, le Frater (comprendre séminariste). Question typique de Louis « Y-aura-t-il la réunion hebdomadaire à 10h ? » (question judicieuse puisque ladite réunion saute une fois sur deux) « ??? tout à l’heure ??? Mais je ne sais pas encore ! ».
!!...Passons.
Après un petit bonjour à Mama, qui vient d’arriver et se met déjà à la vaisselle, nous retournons dans notre Asrama et organisons la journée…
A peine Louis s’est-il mis à son ciment et Golvine à sa peinture, un groupe d’enfants de classe 4 (environ CM1), tous hauts comme 3 pommes, déboule dans notre jardin « Mister ! Mister ! » et essaient d’inventer leurs premières bêtises de la journée : ouvrir le robinet ? jeter du plastique sur notre « pelouse » fraîchement tondue ? piétiner les fleurs que nous tentons de faire pousser malgré le soleil de plomb qui les assèche-assèche-assèche (quand pleuvra-t-il enfin ?) ?
Solution - s’ils ne finissent pas par former un petit cercle, à s’asseoir sur leurs talons et à regarder ces Blancs si différents - les occuper ! Petits jeux [Vive le scoutisme !], leçon de géographie (« non ! l’Indonésie ne comprend pas seulement 2 îles », « non, la capitale n’est pas la Papouasie ! »…), quelques mots d’anglais.
Les voilà repartis, toujours en courant.
Nous nous remettons à nos travaux manuels.
Ibu Pri, une voisine, « notre » Papoue silencieuse, s’avance doucement. Aujourd’hui c’est une banane plantain qu’elle nous offre en nous expliquant comment nous en sortir avec un fruit pareil.
A peine la peinture terminée, et 3 groupes d’enfants plus tard, toc toc toc, Suster (= Sœur) Tarsisia nous invite à déguster un jus de coco à la Susteran.
Retour à l’Asrama. Ian, environ 10 ans (mais ici la réponse à « quel âge as-tu ? » est souvent « ??!... je n’ai pas compté ! »), nous y attendait, avec une surprise. Voilà 2 jours qu’il nous décrit une plante aussi magnifique que mystérieuse : « la plante-papillon », qui se ferme la nuit, mais qui, le jour, a des feuilles triangulaires rouges et vertes. Je regarde donc la plante qu’il me tend, et sourit, touchée : il s’agit d’un trèfle variété violacée. Je m’empresse de le planter dans notre plate-bande.
Après la lessive, qui prend au moins 3 fois plus de temps qu’en France, sans compter la fatigue puisqu’il faut remplir la machine d’eau à la main… nous déjeunons (riz-poisson-riz) à la Pastoran. Ils sont désormais habitués à notre rituel du café-post-vaisselle et vont se reposer sans plus nous poser trop de questions.
Au retour des courses (nous avons désormais un petit four et souhaitons fêter dignement la Saint Louis), et alors que Louis part fabriquer ses gouttières chez Pak Herman, mauvaise surprise : je suis enfermée dehors. Le système de porte n’est pas encore…euh…tout à fait au point, puisque les loquets sont situés de part et d’autre de la porte entre la grande salle de l’Asrama et notre « aile ». Le vieux Papou mi-gardien-mi-jardinier qui habite lui aussi l’Asrama nous enferme régulièrement ou d’un côté ou d’un autre. Et il est alors tellement fier de veiller ainsi « à notre sécurité »… Bref, je fais le tour du bâtiment et parviens tout de même à entrer dans le jardin. 6 enfants m’y attendaient sagement, cahier et crayon à la main. Interdite et un peu émue, je finis par comprendre qu’ils aimeraient une leçon d’anglais (pour les Papous, la France est une ville Hollandaise. Alors, évidemment, on y parle l’anglais couramment…)… Rendez-vous mercredi à 16h, avec « tous les enfants du village qui voudront ».
17h30, brusquement la lumière s’éteint, et tout le monde s’étonne (alors que, même si certes l’heure varie, cela a lieu tous les jours, et pour plusieurs heures). Nous décidons donc d’aller goûter et rencontrons sur notre chemin l’un des 5 autres Blancs de cette île deux fois grande comme la France : Jörgen, Hollandais, avec lequel nous passerons la soirée. Quelle joie de parler avec un Européen ! On se comprend quand même vraiment mieux… même si la conversation se fera …en indonésien, toute la soirée :-)
Un dernier geste, avant de s’endormir complètement HS à 20h30 ;-) le rituel de la moustiquaire. Souriez, souriez ! Ce n’est pas si facile de s’installer (dans le noir) sous un immense morceau de tulle à coincer par terre sous le matelas et alors que chaque mouvement augmente un peu plus l’humidité de l’air ambiant...
conversation...
Suster Vitalia